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L'humeur d'un cérémoniaire du dimanche... Sujets de fond et sautes de caractère.

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Re: Pour une liturgie digne (2)

Dans mon précédent article sur la perte de dignité et de transcendance de la liturgie à partir du Concile de Vatican II, je donnais comme exemple des dangereuses déviances ayant précédé et préparé ce déclin de la liturgie la communion debout et en file à St Séverin dans les années 50. J’aurais pu, si j’en avais eu connaissance, pu mettre cette vidéo d’une Messe télévisée célébrée par Mgr Émilien Frenette, Évêque de St-Jérôme (Québec, Canada), le 25 septembre 1960.

Tout d’abord, l’abominable position de face est déjà apparue et en train de se répandre. En France, ainsi, Mgr. Harscouët, Évêque de Chartres, avait obtenu la permission de célébrer ainsi en sa cathédrale dès 1948. La disposition et la décoration du chœur ensuite, avec ce béton gris nu, l' absence de tout élément décoratif, et ce gros globe terrestre entouré de trajectoires de satellites témoigne de la perte du sens du beau dans la célébration de la Messe ; cette recherche du beau qui ne devrait jamais faire défaut dans la célébration du Sacrifice de Celui pour Qui rien n’est suffisamment beau.

Enfin, la participation des fidèles qui, notamment, répondent en lieu et place des clercs aux prières au bas de l’Autel. Je suis plus mitigé sur ce point : si c’est une infraction aux rubriques et à la tradition de la Messe de Saint Pie V, elle est ancienne, Pie XI par exemple célébra une Messe dialoguée avec les Scouts de France en 1925 à Rome, et peut-être souhaitable : si la Messe de Paul VI manque de sacralité, la pratique de celle de Saint Pie V ne favorise pas l’attention de l’assemblée pour une Messe chuchotée à laquelle elle ne peut s’associer que par la vue et le cœur. De plus, la promulgation à l’issue du Concile de Trente de cette Messe et de ses normes de célébration a marqué un grand pas dans l’augmentation de la participation active de l’assemblée à la Messe (notamment par la destruction des jubés etc.). N’est-ce pas alors un développement organique légitime et souhaitable de la Messe Tridentine que cette participation par la réponse aux prières au bas de l’Autel, le chant du Pater noster avec le Prêtre… ?

 

http://lh5.ggpht.com/_YtYKuDvkXWU/S3RSXPFA4FI/AAAAAAAAAlE/Xvb4iSGzQds/s1024/Crucifix-4.jpg
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J
<br /> L'Eglise Catholique lui faudra combien de siècles avant de se corriger ?<br /> <br /> Le but du Concile Vatican II n'est pas atteint dans sa plénitude. Les fidèles ne participent pas, ils participent passivement à la Sainte Messe pour la plupart du temps. Beaucoup n'osent pas<br /> chanter. On a fait du chant l'un des pivots de la nouvelle messe. Résultat, des prêtres chantent mal, des fidèles chantent mal, la beauté de la messe d'autrefois n'est plus.<br /> <br /> Le texte dit vrai. Avant la messe ne se comprenait pas, on entendait pas le prêtre. Aujourd'hui on comprend la messe, mais la dignité n'est plus ce qu'elle était. En plus le prières étaient plus<br /> profondes et plus exactes, plus fidèles dans les termes. La dignité requise était en plusieurs points respecté quant à la position des fidèles, physiquement, et quant au degré d'humilité dans les<br /> mots contenus dans les supplications au Seigneur, soit verbalement. Lisez les deux rites différents, latin et français. Lisez les traductions du rite latin de Saint-Pie V et le texte français de<br /> Paul VI. Vous regretterez vite le nouveau rite.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Effectivement. Je rajoute qu'avant le concile, tous les fidèles connaissaient parfaitement les Messes grégoriennes (de angelis, orbis factor etc..) et chantaient à pleine voix, participant<br /> pleinement par le chant à la liturgie. Désormais, les nombreuses chansonnettes peu attrayantes et difficiles à chanter imposées après le concile ne sont pas du tout connues des gens qui ne les<br /> chantent donc pas. En matière musicale, l'esprit des années 60 qu'un certain clergé à réussi à faire passer pour le véritable esprit du concile est arrivé à un résultat radicalement contraire à<br /> celui auquel souhaitait arriver le concile Vatican II.<br /> <br /> <br /> Dois-je rappeler que le Concile Vatican II n'a jamais souhaiter abroger le chant grégorien mais au contraire le revitaliser et étendre son étude et sa connaissance?<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> Pour être plus clair :<br /> <br /> "Mgr. Harscouët, Évêque de Chartres, avait obtenu la permission de célébrer ainsi en sa cathédrale dès 1948."<br /> <br /> Ce qui a été autorisé est devenu obligatoire (au moins de fait). Ce qui était la règle est devenu interdit (au moins de fait, sociologiquement).<br /> <br /> Or cette interdiction est contraire à la liberté religieuse (Dignitatis humanae) dans la mesure où le rite a été autorisé par un pape, personne, même pas le pape, ne peut interdire ce rite, ou<br /> cette forme de prière. Le croyant tient dès lors cette autorisation directement de Dieu auteur du premier commandement.<br /> <br /> C'est pourquoi je suis très réservé sur la validité de l'interdiction portée par le motu proprio Summorum pontificum. Je formule une réserve analogue sur l'obscure distinction entre "forme<br /> ordinaire", et "forme extraordinaire" d'un unique rite qui semble n'avoir pour utilité que de se trouver un titre à l'interdiction, qui reste malgré tout toujours arbitraire, du rite de saint Pie<br /> V.<br /> <br /> Tout le monde a droit à la liberté religieuse, même les catholiques, même les prêtres.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> "Mgr. Harscouët, Évêque de Chartres, avait obtenu la permission de célébrer ainsi en sa cathédrale dès 1948."<br /> <br /> Ce qui a été autorisé est devenu obligatoire (au moins de fait). Ce qui était la règle est devenu interdit (au moins de fait, sociologiquement).<br /> <br /> Or cette obligation est contraire à la liberté religieuse (Dignitatis humanae) dans la mesure où le rite a été autorisé par un pape, personne, même pas le pape, ne peut interdire ce rite, ou cette<br /> forme de prière. Le croyant tient dès lors cette autorisation directement de Dieu auteur du premier commandement.<br /> <br /> C'est pourquoi je suis très réservé sur la validité de l'interdiction portée par le motu proprio Summorum pontificum. Je formule une réserve analogue sur l'obscure distinction entre "forme<br /> ordinaire", et "forme extraordinaire" d'un unique rite qui semble n'avoir pour utilité que de se trouver un titre à l'interdiction, qui reste malgré tout toujours arbitraire, du rite de saint Pie<br /> V.<br /> <br /> Tout le monde a droit à la liberté religieuse, même les catholiques, même les prêtres.<br /> <br /> <br />
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