L'humeur d'un cérémoniaire du dimanche... Sujets de fond et sautes de caractère.
Et pourtant habituelle pour les enfants de l'orphelinat Catholique Saint Nicolas de Novosibirsk (Russie): pas de parents pour les accompagner lors de leur premier jour d'école. Ce n'est pas tant que la mortalité parentale soit très élevée, mais le taux d'abandon d'enfants dans ce pays où les valeurs familliales ont été détruites par 70 ans de communisme est énorme.
Le gouvernement soviétique, en retirant la charge de l'éducation des enfants à leurs parents pour la confier à la collectivité, a complètement dérésponsabilisé les russes, leur ôtant tout principe éducatif. Lorsque le système s'est écroulé et que les diverses organisations fabriquant de parfaits petits communistes ont connu le même sort, les parents russes, eux-mêmes élevés par l'Etat, n'ont pas su s'occuper de leurs enfants. Et donc, malgré un taux de natalité particulièrement calamiteux, et un taux d'avortement d'environ 60% des grossesses, il reste toujours des enfants privés de famille.
On peut faire un parallèle intéressant avec l'Occident: Nos pays aussi subissent une dynamique d'hyper-socialisation de l'éducation. Il est aujourd'hui communément accepté que seule l'institution éducative est habilitée à parler de sexualité aux adolescents, qu'il est légitime de la part de cette même institution de distribuer à des jeunes filles des abortifs sans même que leurs parents soient au courant, et que la dernière idéologie produite par les philosophes de la bien-pensance (le gender) peut être érigée en science et enseignée sans recul aucun lors des cours de science-naturelle. Cette socialisation de l'éducation marginalise les parents et les déresponsabilise. Le but de la manoeuvre: le même que les communistes, fabriquer de parfaits petits bien-pensants (car la bien-pensance est un nouveau communisme en puissance pour nos sociétés), malléables comme de la cire dans les mains de nos gouvernants sans scrupules. Mais si, comme dans le cas de l'Union-Soviétique, nos institutions éducatives assumant désormais la plus grande part de l'éducation des enfants venaient à sécrouler (ce qui pourrait être proche, vu leur état)... les mêmes causes entraîneraient sûrement les même effets. Ces petits aujourd'hui regardés par nos gouvernants comme de potentiels porte-flambeaux de la bien-pensance (à conditions qu'ils soient bien endoctrinés) ne seraient plus que les rebuts d'une société déchue.
Après ces moultes digressions déprimantes, voilà les photos de la rentrée scolaire à l'orphelinat Saint Nicolas:
Messe de rentrée d'une classe et bénédiction des stylos, livres et cahiers:
Merci aux supermarchés Auchan pour le don de toutes les fournitures scolaires. Dieu vous le rendra au centuple.
Source des images: Le Journal Catholique
Sibérien.