L'humeur d'un cérémoniaire du dimanche... Sujets de fond et sautes de caractère.
Je suis récemment tombé sur quelques épisodes de ce qui était mon dessin animé préféré lorsque j’étais petit garçon, Olive et Tom. Ce manga japonais, racontant l’histoire de deux jeunes footballeurs, un attaquant et un gardien de but, et leur bande de joyeux copains est le parfait archétype de ce qu’on doit attendre d’une fiction pour enfant. Un héros courageux, sain, moral, qui donne l’exemple, et que les enfants peuvent prendre comme modèle dans leurs relations avec les autres. Et en effet, Olive et Tom apprends le fair play, le respect des règles sportives (après qu’un autre joueur l’ait méchamment taclé au genou, le jeune Olivier se jure de le vaincre dans le respect des règles du sport, afin de lui montrer comment on joue au football), et la bonne camaraderie. Ce qui est vrai pour Olive et Tom est aussi vrai pour d’autres dessins animés géniaux des années 90 comme Corentin, Tom Sawyer, Sans-Famille, les Pocket-dragons, le Bus magique, Inspecteur Gadget, les Mystérieuses Cités d’or, les Power-Rangers… Ces dessins animés apprennent, ces dessins animés éduquent, ces dessins animés font rêver.
Les excellents génériques de Corentin et d'Olive et Tom.
Cela m’a conduit à faire la comparaison avec les héros des fictions pour enfant contemporaines, qu’il s’agisse du dessin animé ou de la bande dessinée. Ces héros actuels prennent souvent le contrepied de leurs prédécesseurs, en ce qu’ils ne sont plus moraux. Ils ne visent plus à donner l’exemple à l’enfant d’un comportement correct en société. Ils n’apprennent rien. Au contraire, ils flattent les mauvais penchants de l’enfant, assimilent les grosses bêtises à une bonne tranche de rigolade, et sont profondément scatologiques. Tout cela ne serait rien s’ils ne faisaient pas entrer les « sujets pour adultes » dans les intrigues. Je vise ici tout particulièrement Titeuf, Kid Paddle et le Petit Spirou (ce dernier antérieur aux autres, existant déjà lorsque j’étais petit, et était totalement interdit à la maison). En apprenant trop vite absolument tout à propos de « ça » aux enfants, ils en font de petits blasés qui à 8 ans savent déjà ce qu’est le kama-truc. Dès l’enfance, un grand nombre de déviances sont enseignées aux gamins par ces anti-héros. Les familles Chrétiennes doivent bien évidemment lutter contre la colonisation de la cervelle de leurs marmots par l’immoralité, mais dans un monde où l’on estime que l’on peut tout montrer aux enfants, comment faire ?
Luttons en donnant aux enfants de bons héros. Donnons- leurs les livres d’Enid Blyton, de Paul-Jacques Bonzon (séries Mystère, Famille HLM et les Six-Compagnons), les Langelot, les Clan des Bordesoule ; en bandes dessinées La Patrouille des Castors, et les grand classiques comme Lucky-Luke, Tintin, etc... ; et tous les vieux dessins animés que l’ont peut désormais trouver en DVD.

La meule et la corde ? (Mt 18:6)
