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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 22:58

…nous dit Mgr. Ducaud-Bourget dans Le hérisson spirituel, citant un proverbe antillais. Eh bien il est peut être temps de se le dire de nouveau. Parce que l’Église Catholique de notre pays, au fur et à mesure qu’elle quitte ses lunettes de soleil roses pour prendre la mesure de la situation extrême de déchristianisation chez nous, se laisse aller à la mélancolie. Les cassandres du Tradiland continuent de ne prévoir rien de moins que la kénose de l’Église qui est en France, et on les écoute… Résultat : entre l’écroulement des rêves modernistes, et le pessimisme coutumier tradi, les Catholiques de France n’ont pas le cœur à la fête…

Pourtant, sans nier la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons, barque de Saint-Pierre en la « fille athée de l’Église » (expression du P. Zanotti-Sorkine), il faut savoir espoir garder et ne pas tout voir en noir.

 

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Le pélerinage de Chartres (Notre Dame de Chrétienté).


L’Église qui est en France a beau être de moins en moins nombreuse et de plus en plus pauvre, 60% des français s’y reconnaissent encore. À nous de les faire revenir à l’Église, ce qui n’est pas impossible, ayant déjà été fait : l’Église de France anéantie après la révolution a su se reconstruire en partant de quasiment rien, le nombre de ses diocèses divisés par deux, obligée de partager ses sanctuaires avec diverses sociétés d’obédience théosophique… De cela est né le très religieux XIXe S, avec certes ses excès et ses tartufferies, mais qui a vu les apparitions de Lourdes, l’extraordinaire élan des missions étrangères, un zèle bâtisseur remarquable, de nombreuses réformes en matière de liturgie, de chant grégorien…

Nous sommes moins nombreux, certes, et les églises de campagne sont vides. Mais c’est un retour à une situation antique, regrettable mais rattrapable, où seules les villes étaient Christianisées. De plus, l’exode rural à mon sens tempère largement ce qui est vu comme un écroulement du Catholicisme campagnard. Les églises citadines continuent d’être pleines tous les dimanches, et il faut en construire d’autre : voyez les chantiers du cardinal ! Tant que l’Esprit Saint poussera les gens à fréquenter les Sacrements, l’Église vivra. Et on ne peut douter de l’Esprit Saint.

 

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La veillée de prière pour la Vie à Notre-Dame de Paris.


L’Église en France est très particulière à un certain niveau, mais elle est pleinement intégrée dans l’Église universelle. Or, sous le pontificat de notre bien-aimé Pape Benoît XVI, l’Église Universelle est en train de vivre une période inédite dans ces 60 dernières années de purification d’elle-même et d’approfondissement de sa Foi. Les pires excès du concile sont derrière nous depuis bien longtemps déjà, et de ces pires abus, ceux qui subsistent sont désormais marginalisés, hobbies pour clubs de septuagénaires soixante-huitards nostalgiques. L’Église en France regarde désormais de l’avant, avec deux mouvements récemment fondés, enracinés dans l’orthodoxie, la Tradition (quoique comprise un peu différemment) et la fidélité à Rome : la Communauté de l’Emmanuel et la Communauté Saint Martin. L’une est présente dans tous les diocèses, empêche l’écroulement des ordinations en dessous de la nonantaine par an dans les diocèses, et rayonne de dévotion charismatique, l’autre va tripler le nombre de ses Prêtres dans les six années à venir et sème à tout vent l’herméneutique de continuité. Ces communautés, les diverses fondations issues d’Ecclesia Dei, et l’irruption de la Messe de 1962 dans les diocèses grâce à Summorum Pontificum sont des gouttes de Tradition qui affluent par des canaux divers et parfois inattendus dans les veines sclérosées par le soixante-huit-ardisme de l’Église de France. On en voit tout de suite les effets : bien que Mgr. Vingt-Trois semble encore s’y accrocher, le mythe du Concile « magique » et infaillible s’estompe. Les initiatives visant à redonner au peuple Catholique une âme Catholique se multiplient, qu’elles soient grandes comme le travail remarquable de Mgr. Rey à Fréjus, ou qu’on puisse les considérer comme modestes (et encore, moi je trouve ça grand) comme l’apostolat de l’Abbé Michel à Thiberville.

 

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Messe célébrée par un Prêtre de la Cté. St. Martin - Ordinations à Toulon.


Ce retour, encore pas tout à fait gagné, mais c’est sur la bonne voie, de la Tradition est contemporain (c’en est sans doute un corollaire) d’un changement de génération dans notre Église nationale. Les dinosaures sont partis, ou vont partir (bonne retraite Mgr. Rouet!), et sont remplacés par des hommes ordonnés dans les années 80, qui ont pu croire en les mêmes choses que leurs ainés, mais sont Dieu merci le plus souvent de discrets repentis de l’idéologie du concile infaillible etc… La politique de nominations épiscopale a pu connaitre des cafouillages (comme dans un certain diocèse de Bretagne-Nord, sous le patronage des Saints Yves et Brioc), mais qui aurait espéré il y a vingt ans avoir des Mgrs. Rey, Aillet, Le Vert, Boulanger, Habert, Brouwet et j’en passe ? On peut je pense sans guère se tromper prévoir une continuité de nominations d’Évêques toujours plus profondément Catholiques, et qui sait, peut être un jour un Antistite issu d’une communauté utilisant le Missel de 1962. Parallèlement à ce renouvellement des Évêques, il y a bien sûr celui des Prêtres. Je suis sûr que chacun d’entre vous connait un jeune Abbé en soutane dans son diocèse, donc fermons le ban sur cette question ! Pour ce qui est du laïcat, la vieille admiratrice de Simone de Beauvoir stérile toute sa vie (pilulée puis ménopausée) est remplacée par la jeune fille pure et le scout idéaliste au regard limpide, qui disent leur chapelet, font pèlerinage, fréquentent les Sacrements, aiment le Pape et vont avoir beaucoup d’enfants.

 

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Les jeunes pélerins de la Route Saint Martin.

 

Pour conclure, beaucoup vont me taxer de Bisounours® et me dire de retirer mes lunettes roses mais je persiste et signe, car bien qu’étant parfaitement au courant des difficultés énormes que l’Église rencontre et continuera de rencontrer, je suis persuadé qu’Elle ne mourra pas, mais se purifiera, approfondira sa Foi, et un jour, pas si lointain, se remettra à croître en nombre. Soyons de joyeux Catholiques, car après tous notre religion est celle de la joie.

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 20:20
Saint Josémaria, priez pour nous.

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 20:54

Par l’Abbé Dwight Longenecker

Traduction Louis-Marie

 

La version moderniste du Christianisme va au final disparaitre ou cesser d’être Chrétienne. Actuellement, ce courant se prétend encore Chrétien dans les « Églises » protestantes historiques, et dans une partie de l’Église Catholique. Tout cela ne va plus durer encore très longtemps, et ce pour dix raisons toutes simples :

 

1. Les modernistes dénient tout surnaturalisme, et donc ne sont pas vraiment religieux. Par religion, je veux dire relation avec le surnaturel ; la religion (que ce soit des peuples primitifs dansant autour d’un feu de camp, ou la Grand-Messe dans une cathédrale Catholique) est une communication réciproque avec un autre monde. Il s’agit dans notre cas de la salvation des âmes, de la rédemption des péchés, de la vie après la mort, des Anges et des démons, et de tout le reste.

Les modernistes ne s’intéressent absolument pas à tout cela. Pour eux, la religion est un combat pour l’ « égalité », pour faire du monde un endroit meilleur, être gentil avec tout un chacun, et aussi une « spiritualité ». Mais les gens réalisent rapidement qu’il n’y a aucun besoin d’aller à l’église pour concourir à cela, ils cessent donc de s’y rendre, et c’est une des raisons pour lesquelles le modernisme va finir par disparaitre : La première génération de modernistes a continué à aller à l’église régulièrement, la seconde de temps en temps, la troisième très rarement, mais la quatrième et les suivantes ne verront aucun besoin de se rendre à une célébration religieuse. Ils en concluront en fait que si la religion, c’est l’humanitaire, le rituel dominical ne peut être qu’inutile.

 

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2. Le modernisme est quelque chose d’individuel et non de collectif : chaque individu décide seul de ce qu’il va penser de chaque sujet religieux ou de société qui se présentera à lui. En conséquence, les individus avec des opinions tranchées mais différentes formeront des groupes d’affinité intellectuelle de plus en plus réduits, et ce jusqu’à leur disparition.

 

3. Le modernisme est également subjectiviste et sentimentaliste. Il met hors-jeu la doctrine et favorise la spiritualité individuelle et les réponses dictées par les sentiments aux grandes questions doctrinales et morales. Du coup, ce sentimentalisme, ce subjectivisme ne tardent pas à éloigner les individus d’une Église dogmatique, et qui requiert l’adhérence à ses dogmes. Les modernistes vont en effet préférer leur propre « spiritualité » et expériences émotionnelles à toute activité religieuse collective et liturgique. C’est de là que sort la rengaine  « je m’intéresse aux spiritualités mais pas aux religions ». Ce point atteint, les « Églises » protestante et la part de l’Église Catholique ayant embrassé la pensée moderniste ne peuvent que mourir parce que leurs fidèles ne voient plus l’intérêt d’être pratiquant ou même croyant.

 

4. Le modernisme est partisan du révisionnisme historique. Les modernistes réécrivent l’histoire selon leurs principes et leurs préjugés. En ce qui concerne la religion, ils se coupent par cela de la Tradition, le courant vital de la religion réelle. En conséquent, ils ne pourront qu’obéir à la mode en matière religieuse, qui ne peut que changer, et demander toujours plus de bouleversement des normes autrefois établies. Cette attitude court-termiste ne peut assurer une grande longévité aux corps ecclésiaux qui l’embrassent.

 

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5. Les modernistes utilisent massivement la contraception et l’avortement. Ils n’ont pas assez d’enfants pour prendre leur suite, et comme le peu d’enfants qu’ils ont sont élevés dans l’idée que la liberté de choix est la valeur cardinale, ceux-ci finiront par embrasser soit le paganisme ambiant, soit la Religion véritable.

 

6. Le Christianisme moderniste n’est pas exigeant envers ses ouailles. Demander à un moderniste pourquoi il faut aller à l’église, la réponse sera toujours quelque chose comme : « Vous n’êtes pas obligé, nous sommes là si vous voulez venir, si cela vous fait vous sentir mieux, nous sommes prêts à vous accueillir ». Les Prêtres Catholiques modernistes se tordent les mains en se demandant pourquoi plus personne ne fréquente les Sacrements. C’est tout simplement parce que pendant 40 ans ils ont enseigné que ce n’était pas un péché mortel de ne pas aller à la Messe, que la pratique religieuse ne devait pas être motivée par la peur de perdre son salut, mais par l’amour de Dieu. Bien que ce dernier sentiment paraisse louable, ceux qui l’émettent ne devraient pas être surpris de voir devant eux le dimanche des églises vides.

 

7. Le moderniste ne comprend pas la nécessité de la pratique religieuse, y compris en ce qui le concerne lui-même. Souvent, il (de fait le plus souvent elle) a cru au péché, à la Rédemption, à tout ce qui est surnaturel ; il (elle) est devenu(e) graduellement moderniste, et à continué de pratiquer, mais ne s’est jamais vraiment demandé quelle en était la nécessité. Si cela arrive, il ou elle cessera promptement de fréquenter l’église. À moins bien sûr qu’il ne s’agisse d’un Prêtre : pour un professionnel de la religion, il est tellement difficile de se reconvertir qu’il vaut mieux continuer à servir son Église sans grande conviction.


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8. Le modernisme autorise toutes les dégénérescences morales qui sapent les forces de la religion. Être fidèle d’une religion surnaturaliste requiert une autodiscipline morale, et une limitation de ses aspirations désordonnées. Au contraire, le modernisme considère qu’aucune religion ne saurait empêcher les différentes aspirations, quelles qu’elles soient, qui habitent le cœur de l’homme. C’est de la religion mâtinée d’hédonisme, mais pour un hédoniste authentique nul n’est besoin des oripeaux religieux.

 

9. Les modernistes ne sont pas joyeux. En tout cas de mon point de vue ils n’en ont pas l’air.

 

10. Les modernistes n’ont pas d’imagination, ils prennent tout littéralement, ils considèrent comme absurde le radicalisme de l’Évangile. Ils sont respectables de cette respectabilité bourgeoise contemporaine, toujours de l’avis de la majorité, avec cette once de subversion qui est en fait institutionnalisée. La recherche de la respectabilité au regard de la société contemporaine est en tout point la mort de la véritable religiosité.

 

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En conclusion, que va-t-il arriver au Christianisme moderniste ? Il va disparaitre, ou cesser d’être Chrétien. Le modernisme ne va hélas pas de si tôt cesser de paraitre sous des oripeaux (terminologie, coutumes…) Chrétiens, mais au contraire adopter des formes encore plus monstrueuses sous cette apparence bien commode. Attendez-vous à voir les modernistes continuer à adopter toutes les doctrines néfastes du Monde au fur et à mesure de leur vulgarisation.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 16:14

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 19:00

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1942. Noël dans le chaudron. Forteresse de Stalingrad. Lumière, vie, amour. (Grand format)


 Au milieu l’enfer de Stalingrad, la lumière de Dieu a brillé fugitivement, dans un bunker souterrain, en 1942. C’est Noël, et le Dr. Kurt Reuber, un pasteur luthérien engagé comme chirurgien dans la Wehrmacht célèbre  avec quelques soldats et prisonniers. Au verso d’une carte militaire, appuyé sur le dos d’un prisonnier russe, il dessine cette représentation de la Vierge Marie qui restera connue comme la « Madone de Stalingrad ». C’est devant cet humble dessin au fusain qu’une humanité promise à la mort priera dévotement en cette nuit de Noël.

 

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La Madone in situ dans le bunker.

 

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Autoportrait du Dr. Reuber.

 

Seule une personne comme le Pasteur Reuber a pu, dans ces circonstances inhumaines, créer une image si forte et pleine d’espoir. Membre du clergé luthérien, tenant d’une ligne « haute-Église », il était curé de Loshausen depuis 1930 avant d’être mobilisé en 1939 comme chirurgien. Il est envoyé sur le front de l’Est en 1942. Farouche opposant aux thèses raciales des nazis, il cherche à entrer en contact amical avec les populations locales, principalement dessinant les portraits des russes qu’il était amené à rencontrer. En Janvier 1943, il est capturé par l’armée rouge et interné au camp de Jelabuga (Tatarstan) où il assumera les tâches de médecin et aumônier. Il réalisera en 1943 une autre Vierge à l’Enfant, la Madone des prisonniers, plus désespérée, où la lumière caractérisant celle de 1942 est absente. Kurt Reuber mourut du typhus en Janvier 1944.

 

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Photographie du Dr. Reuber.


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La Madone des prisonniers.

 

La Madone de Stalingrad devint célèbre en Allemagne peu après la guerre, lorsque les lettres et les dessins du Pasteur Reuber furent publiées. En 1983, la famille en fit don à l’église du souvenir à Berlin où elle se trouve toujours. Des copies ont été offertes aux cathédrales de Coventry (Angleterre) et Volgograd (ex-Stalingrad) en témoignage de réconciliation.

 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 18:55
Saint Josémaria, priez pour nous.
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:49

Le titre de cet article peut paraitre surprenant : quoi, des Prêtres mariés dans l’Église Catholique ? Les plus au courant sauront peut-être que certaines Églises Catholiques orientales ont conservé cette discipline, en ayant développé une différente à l’époque où l’Église Latine passe de la continence parfaite au célibat sacerdotal proprement dit. Mais nous parlons bien ici de Prêtres de l’Église Latine, de rite Romain.

En effet, l’Église Catholique Romaine en Angleterre, aux États-Unis et en Australie compte parmi ses Prêtres des hommes mariés, souvent pères de famille. Comment cela est-il arrivé ?

Il faut tout d’abord comprendre que le célibat sacerdotal n’est pas un dogme, un article de Foi ou que sais-je encore, mais une discipline, une tradition. C'est-à-dire que l’Église en est maitresse et peut y déroger, et y apporter des réformes (Elle doit cependant le faire avec prudence). Un exemple important de cette capacité de l’Église à changer sa discipline lorsqu’elle y voit un réel besoin est l’introduction du diaconat permanent par le Motu Proprio de Paul VI  Sacrum diaconatus ordinem du 18 Juin 1967. Mais la règle reste, pour les diacres transitionnels comme pour les Prêtres non concernés par des mesures particulières, le célibat tel qu’en dispose Sacerdotalis caelibatus.

 

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L'Abbé Bart Stevens, sa femme et ses enfants.

 

Il y a donc par exception des Prêtres mariés dans le monde Anglo-Saxon car l’Église y a vu une réponse à un besoin, bien plus, la meilleure réponse à apporter à la question. Quelle question ? Celle des ministres de communautés ecclésiales séparées se convertissant au Catholicisme, et dotés par le Seigneur d’une véritable vocation au sacerdoce. Il s’agit principalement d’ex-Anglicans, mais on trouve aussi d’anciens luthériens et des membres de communautés de théologie calviniste. Ce mouvement s’est engagé dans les années 80 aux États-Unis, où devant la déréliction de leur « Église », de nombreux ex-Prêtres Anglicans de la tendance « Haute-Église » se retrouves laïcs sur les bancs des églises Catholiques.

Face à cela, le Pape Jean-Paul II a édicté en 1983 une Provision Pastorale permettant, entre autre, l’ordination d’hommes mariés dans l’Église Latine, pourvu que ceux-ci aient derrière eux une expérience pastorale conséquente, et après une formation accélérée. Cette mesure est tant une mesure d’humanisme envers ces hommes n’ayant pas choisi entre leurs vocations à la Prêtrise et au mariage, qu’un palier dans l’œcuménisme de retour, car servant également à recevoir de façon constituée dans l’Église des paroisses anglicanes, curé (marié) en tête.

Aujourd’hui, on compte une centaine de Prêtres mariés aux États-Unis d’Amérique, et une poignée au Royaume-Uni et en Australie (on ne peut les dénombrer dans ces deux derniers pays, car ils ne sont répertoriés qu’en tant qu’anciens Prêtres Anglicans, et dans cette catégorie la majorité est célibataire). Pour le futur, attendons-nous à l’augmentation de leur nombre tant grâce à la constitution apostolique Anglicanorum Coetibus qu’à cause de la déréliction des « Églises » réformées historiques qui avaient exploré dans le passé une sorte de Catholicisme culturel sans Pape.

Quel effet cet assouplissement de la règle disciplinaire peut-il avoir sur la vie de l’Église aujourd’hui ? Nous pouvons regarder cela avec un certain recul, puisqu’une première génération de Prêtres mariés de rit Latin à l’époque moderne est déjà enterrée : Mgr. Graham Leonard, ex-Évêque Anglican de Londres en a été le porte-drapeau jusqu’à son décès en 2004.

 

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L'Abbé Dwight Longenecker au jour de son ordination avec sa femme et ses enfants.

 

Les crispations viennent, on s’en doute, du côté conservateur qui voit en cette dérogation une menace pour la discipline traditionnelle de l’Église. Seulement cette appréhension provient de deux a priori démentis supra qu’il faut bien qualifier de faux, primo que le célibat sacerdotal est intangible, secundo que cette dérogation ouvre la porte à une large acceptation du clergé marié dans le rit Romain. De façon plus surprenante, les partisans de la suppression du célibat sacerdotal et les Prêtres Catholiques ayant quitté le ministère pour se marier font montre d’une singulière agressivité envers les bénéficiaires de cette provision : Les premiers veulent des Prêtres mariés, mais pas ce genre de Prêtres d’un profil très orthodoxe, conscients d’être des exceptions vivantes, refusant tout tapage autour de leur famille et toute récupération de leur situation. Quant aux seconds ils y voient une injustice. Seulement ils ont torts, car les situations diffèrent grandement. Les défroqués-mariés, bien qu’il ne faille pas les clouer au pilori, ont renoncé à leurs vœux solennels d’ordination, ce qui est une faute. La situation du clergé protestant converti est toute différente : par amour de l’Église ces hommes ont tout perdu (au sens propre, un Prêtre épiscopalien avec famille par exemple perdant une semaine après l’annonce de sa conversion son salaire, sa retraite et sa maison), et il n’y a point de faute dans leur engagement matrimonial. Cette différence de situation justifie la différence de traitement de la part de l’Église.

 

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L'Abbé Prentice Dean et sa femme.

 

En paroisse, les Prêtres mariés sont généralement bien reçus : ils sont jeunes, orthodoxes, et ont déjà une expérience pastorale dans des conditions difficiles derrière eux. Leurs femmes et leurs enfants, passé l’étonnement de la découverte, s’intègrent bien dans les communautés. Il ne faut certes pas généraliser, mais nos Prêtres mariés ont fréquemment de très grandes familles, et sont une image vivante de félicité dans le mariage. Les frictions famille/ministère sacerdotal existent évidemment, mais ils en ont déjà l’expérience derrière eux, et d’un certain point de vue, leurs deux vocations à la Prêtrise et au mariage menées de front se soutiennent mutuellement. Il faut mentionner que les Prêtres mariés sont rémunérés à égalité avec les autres Prêtres diocésains, ce qui peut représenter une difficulté lorsqu'on a une large famille à soutenir.

Il existe cependant une dernière distinction, malheureuse à mon sentiment, qui sépare ces Prêtres mariés de leurs confrères célibataires : seule une poignée d’entre eux, lorsque les circonstances (grave manque de vocations ou paroisse se convertissant en masse) l’ont finalement exigé est parvenue à atteindre la fonction de curé. Et encore, lorsque c’est le cas, ils sont généralement curés de toutes petites paroisses.

 

 

Il y a beaucoup de références en langue anglaise sur l'internet à propos de ces Prêtres. Ici, une petite sélection de quelques parcours personnels (en anglais):

 

New Catholic Priest brings wife, kids with him

Portland Archidiocese's only married Priest dies at 66

Former Lutheran to be Sacramento diocese's first married Priest

Married father of eight ordained a Catholic Priest for Pennsylvania diocese

 

http://lh3.ggpht.com/_YtYKuDvkXWU/S3RTipd4CDI/AAAAAAAAArY/Vy0utEnei_Y/s912/Eucharist.jpg

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 00:04
Saint Josémaria, priez pour nous

http://lh4.ggpht.com/_YtYKuDvkXWU/S3RT3I_LhPI/AAAAAAAAAt4/nGNl_HnRG5o/fregio10.jpg
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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 20:41

http://www.ignatiusinsight.com/images/featureart1/sept2008/struggling_china.jpg

Par Anthony Clark, traduction Louis-Marie.

 

NB: Article écrit avant le sacre épiscopal illicite du 20 Novembre 2010.

 

Dans mon premier article, j’évoquais la vie paroissiale dynamique de la cathédrale du Sud à Pékin. Mais maintenant que les Jeux Olympiques se sont achevés, le brouillard urbain est réapparu et les difficultés à pratiquer sa religion en Chine sont évidentes.

Bien qu’il y ait de la place pour l’optimisme, il subsiste de nombreux obstacles à la pleine expression de la vie Catholique en Chine. Les quatre principales églises de Pékin sont pleines à craquer, et le 789e Musée d’Art a récemment organisé une exposition de photographies d’art sur le thème du quotidien des Catholiques en Chine rurale, cependant il demeure vrai que pratiquer le Catholicisme en Chine est un frein à l’ascension sociale.

En  effet, deux conditions sont nécessaires pour entrer dans le système politico-éducatif de la « Chine nouvelle » : le baccalauréat, qu’une petite minorité de Catholiques ont réussi à atteindre, et la carte de membre du parti communiste, qui n’est pas ouvert aux Chrétiens. De toute façon, il est hautement improbable que des Chrétiens veuillent adhérer au Parti, dont l’un des buts officiels est l’éradication de la religion : Pendant que l’Église dite « Patriotique » célébrait librement la Messe au moment de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques, un Évêque « souterrain » était arrêté par les autorités. La tolérance officielle de la pratique religieuse est compensée par une intolérance tout aussi officielle de quiconque prie en dehors des communautés enregistrées.

En sus de la cathédrale du Sud, on trouve à Pékin trois autres grandes églises Catholiques : les églises de Dongjiaominxiang, de Wangfujing et de Xishiku.

L’église de Dongjiaominxiang, nichée discrètement dans ce qui était le quartier occidental de Pékin, est dédicacée à Saint Michel. C’est un édifice néo-gothique, situé en face de l’ancienne ambassade belge et ayant une histoire mouvementée. Selon le diocèse de Pékin, pendant le désastreux Grand Bond en Avant, l’église fut confisquée, et occupée par l’école primaire du quartier et le restaurant Hou Lou. Ce n’est que le 23 Décembre 1989 que St. Michel fut restituée à la paroisse. Actuellement, c’est également l’église des coréens de Chine, et le principal centre pékinois d’adoration eucharistique.

 

http://img3.douban.com/lpic/s2958181.jpg  http://www.ignatiusinsight.com/images/featureart1/sept2008/stmichaels_interior.jpg

L'église St. Michel de Dongjiaominxiang.

 

L’église la plus visible et active de Pékin est celle de Wangfujing, également connue sous le nom d’église de l’Est. Elle est dédiée à Saint Joseph depuis le XVIIe Siècle, mais le bâtiment actuel date de 1905 dans sa dernière reconstruction. L’église fut démolie successivement en 1702 par un tremblement de terre, au milieu du XVIIIe Siècle sur ordre du gouvernement des Qing, et en 1900 lors de la révolte des Boxers. Sous Mao, ce fut un entrepôt qui ne fut réaffecté au culte et restauré qu’en 2000. Il y avait tellement de fidèles lorsque je m’y suis rendu que les bancs avaient été retirés pour permettre à plus de monde d’assister à la Messe debout.

A la sortie, en attendant le bus devant une église protestante coréenne, je surpris les bribes d’une conversation dont le sujet général était l’ignorance et la mauvaise éducation des Chrétiens : les stéréotypes de l’ère maoïstes sont toujours largement répandus.

 

http://www.ignatiusinsight.com/images/featureart1/sept2008/east_church_exterior.jpg

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L'église St. Joseph de Wangfujing.


L’église de Xishiku (aussi appelée église du Nord) est la plus ancienne et la plus grande de Pékin. Elle était la cathédrale du diocèse entre 1860 et 1958, date où elle fut confisquée par le gouvernement pendant le Grand Bon en Avant. Ce fut la seule église à survivre à la révolte des Boxers, ce qui est surprenant étant donné le nombre d’émeutiers qui l’assiégèrent : « Les Boxers concentrèrent leurs forces sur la cathédrale Catholique, la dernière église de la ville. 10 000 Boxers en firent le siège alors que se trouvaient à l’intérieur 3000 Chrétiens et une quarantaine de soldats français et italiens » (Joseph Esherick, L’origine de la révolte des Boxers). L’Évêque contemporain du siège, Mgr. Marie-Alphonse Favier C.M. (1837-1905) tint un journal qui décrit de façon précise l’attaque de la cathédrale. D’après Mei Qianli, le siège dura soixante-deux jours et ne cessa que lorsque les armées étrangères marchèrent sur Pékin afin d’y restaurer l’ordre (Mei Qianli, Beijing jiaotang).

Les Catholiques pékinois sont unanimes pour qualifier l’église du Nord comme étant la plus belle de la capitale, et en effet ce mélange d’architectures orientale et occidentale est impressionnant.  Comme partout en Chine, les paroissiens sont exclusivement chinois : la citoyenneté n’étant jamais accordée aux non-chinois, ceux-ci ne peuvent être qu’ « invités étrangers ».

 

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L'église St. Sauveur de Xishiku.

 

J’ai lu récemment dans un journal occidental qu’il y avait des espions communistes dans les églises observant ce qui s’y passait. C’est en fait un pur cliché, les personnes à badge se tenant au fond des églises étant des volontaires remplissant l’ancien ministère de portier. Et de fait, lorsqu’on est sinophone, ces portiers sont de précieuses sources d’informations sur les dévotions populaires pratiquées en Chine.

La vie spirituelle des Catholiques chinois est pieuse et bien remplie, cependant, les Prêtres de l’Église « Patriotique » ne peuvent aborder certains aspects du magistère de l’Église qui sont en contradiction avec les politiques nationales. On ne parlera jamais de contraception ni d’avortement dans une église « patriotique », et on peut y noter un climat général d’indifférence à la papauté. Je n’ai vu que de très rares images de Jean-Paul II, et une seule de Benoît XVI dans les paroisses se faisant partie de l’association patriotique. Le nom du Pape est mentionné pendant la Messe, et les gens savent qu’il est à la tête de l’Église, mais ses enseignements quotidiens et les nouvelles du Vatican ne sont tout simplement pas accessibles. De plus, les Prêtres ont l’interdiction de faire des recherches historiques sur le passé de l’Église en Chine, et l’histoire officielle est truffée d’erreurs et de préjugés.

 

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Mgr. Joseph Li Shan, Archevêque de Pékin. Bien que sacré avec un mandat pontifical, c'est un fervent partisan de l'indépendance totale envers Rome de l'Eglise en Chine.

 

Il faut souligner que l’Église Catholique en Chine, bien que partie de l’Église Universelle, n’a rien d’universel. La hiérarchie épiscopale, autrefois composée de missionnaires étrangers, est désormais constituée uniquement de chinois, quasiment tous des Hans. Bien sûr, il est très positif d’avoir un clergé local, mais tant d’homogénéité raciale et culturelle crée une atmosphère d’entre-soi et d’indépendance excessive. Les Prêtres de l’Église « Patriotique », pour les critiquer poliment, adoptent des opinions nationalistes. Les Évêques sont font appeler « Évêques du peuple », parce qu’ils seraient « élus par le peuple ». J’ai rencontré un tel Évêque, un auxiliaire qui m’a demandé de l’appeler « Père » au lieu de « Monseigneur », alléguant que « élu par le peuple », il « faisait partie du peuple ». Bien que la personne de l’Évêque et du simple fidèle soient au final égales devant Dieu, leurs positions respectives dans l’Églises ne le sont pas. S’il faut mentionner que dans les faits, la plupart des Évêques patriotiques sont en communion avec Rome, cette rhétorique de l’Évêque « élu par le peuple » demeure la norme. L’Église de Chine n’en peut plus de contradictions : cet Évêque « élu par le peuple » que j’ai dû appeler « Père » montre fièrement à tout visiteur sa possession la plus chère, une photo de lui-même en présence du Pape Jean-Paul II, et proteste de son attachement au vicaire du Christ. C’est une Église contradictoire que celle qui est en Chine, mais malgré tout extrêmement attachée à la Foi qu’elle proclame.

Enfin, il faut prendre en compte la jeunesse Catholique, pleine de zèle et d’optimisme envers le futur. Je me suis rendu à la Messe en dernier lieu à l’église Notre Dame du Mont-Carmel de Xizhimen, plus petite et moins connue que les trois autres. C’est là qu’est accrochée sur le côté du tableau d’affichage une image du Pape Benoît XVI. Avant et après la célébration, j’ai pu parler avec d’autres trentenaires, qui avaient fait des études à l’étranger et avaient appréhendé l’existence du reste du monde Catholique. La Messe avait un caractère plus international, même si ce mélange de traditions (Messe en chinois, musique en anglais, prière léonines sur une mélodie bouddhique) pouvait paraître surprenant. La Communion dans la main étant une nouveauté en Chine, des lingettes désinfectantes sont distribuées préalablement à chaque communiant. Le Prêtre, avec qui j’ai pu parler me salua chaleureusement, et le jeune organiste, diplômé d’une université canadienne, accepta de déjeuner avec moi.


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L'église Notre Dame du Mont-Carmel de Xizhimen.

 

Les jeunes chinois sont incroyablement optimistes (voire naïfs), et envisagent une Église toujours plus libre du contrôle de l’État, acceptant joyeusement les défis du monde moderne.

Le diocèse de Pékin dénombre aujourd’hui  100 000 fidèles, 55 Prêtres, une cinquantaine de religieuses, et approximativement 20 séminaristes. Personne ne comprend mieux l’antagonisme entre l’Église et le parti communiste que les croyants eux-mêmes, mais au-delà de la politique,  selon Mgr. Joseph Li Shan, Évêque de Pékin, les Catholiques chinois « font tout à cause de l'Évangile, afin d'y avoir part » (1 Cor. 9-23).

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 23:51

Le 30 Novembre, Don Luca Seidita, 29 ans, diacre du diocèse d’Orvieto, a mis fin à ses jours en se jetant d’une falaise. Pourquoi ? Alors que son ordination était prévue pour le 17 Décembre, un courrier d'une congrégation Vaticane avait requis de son Évêque Mgr. Scanavino de ne pas lui conférer les ordres sacrés pour cause de « manque de maturité ». Ce jeune homme, comme il le dit lui-même dans sa lettre d’adieu, avait fait de la Prêtrise le but ultime de sa vie, et désormais que cette perspective lui était fermée, il ne savait plus qu’en faire. D’aucuns ont évoqué un possible problème d’orientation affective, mais le diocèse a démenti. Il reste que l’absence totale d’explication donnée à Seidita pour l’annulation d’une ordination prévue dans deux semaines a pu être un déclencheur de son geste, et que l’attitude du service du Vatican émetteur du courrier, est condamnable en ce qu’elle balaie d’un mot la vocation qui a conduit ce jeune homme à dévouer sa vie au Seigneur.

La missive d’adieu de Don Luca se termine par « Pourquoi ? Dites moi ce que j’ai fait ! ».

Quel gâchis... Nous ne pouvons que prier.

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.

Ô mon Jésus, pardonnez nous tous nos péchés, préservez nous des flammes de l'enfer, et conduisez au Ciel toutes les Âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde.

 

L'ordination diaconale de Don Luca:

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L'adieu de ses paroissiens:

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Paroisse de Santa Maria Assunta - Montecchio

 

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Approximativement 46 millions d'avortements ont lieu dans le monde chaque année.

Ce compteur donne une idée du nombre de petites vies interrompues depuis le 1er Janvier.

Requiem aeternam dona ei Domine et lux perpetua luceat eis.

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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